Le plan Anciaux repose sur des discriminations

Bert Anciaux a toujours fait la distinction entre Flamands et Francophones en matière de nuisances sonores. Une zone F pour Francophone existe, et l’entourage du ministre Anciaux privilégiait un maximum de vols sur Bruxelles. Une note de cabinet de l’ancien ministre fédéral de la Mobilité fait apparaître une zone définie en fonction de sa plus grande densité de francophones au kilomètre carré.
Interrogé, Didier Gosuin (MR), ancien ministre bruxellois chargé de la problématique, a estimé que ce document prouvait que la volonté de Bert Anciaux était de « communautariser » ce dossier. « Si l’information se vérifie, je trouve que c’est totalement inadmissible et discriminatoire », a réagi la ministre bruxelloise de l’Environnement, Evelyne Huytebroeck.

L’ECOLO Isabelle Durant, qui avait précédé Bert Anciaux dans le fauteuil de ministre de la Mobilité, ne dit rien d’autre. Se déclarant « outrée » par ces révélations, elle estime que ce document prouve ce qu’elle « a toujours affirmé: la dispersion des nuisances sonores, prônée par les libéraux et les socialistes, repose sur des considérations exclusivement communautaires à mille lieues de ce qu’impose le bon sens ».

La sénatrice annonce qu’elle interpellera, aujourd’hui, le gouvernement fédéral « afin qu’il renonce au principe de dispersion des nuisances sonores » et revienne au principe du survol des zones les moins densément peuplées.