Survol de Bruxelles : Jean-Luc Crucke avance une série de mesures structurelles pour réduire le bruit
(05-10-2026)

Mesures annoncées: descente en continu moins bruyante des avions à l'approche de l'aéroport, étude d'une augmentation à 4000 pieds de l'altitude des avions avant la descente, décollage depuis le seuil de piste en dehors des périodes de pics.

Source : rtbf (1 octobre 2026)

Il y aura aussi la systématisation de réunions d’information semestrielles pour les riverains. Elle s seront organisées par Skeyes.
Le ministre a également annoncé des mesures structurelles à terme dont la mise en place de la loi aérienne, mais pas avant 2027. Jean-Luc Crucke veut ainsi une clarification de l’instruction aux contrôleurs aériens sur la façon d’appréhender le critère du vent et celui des rafales, déterminant dans la décision de basculement dans et en dehors du système d’utilisation préférentielle des pistes. Dans ce cadre, il demande de faire passer la norme actuelle de vent de 7 nœuds avec rafales à 8 nœuds en moyenne (de vent arrière) pour les pistes 25 et 07. Il entend notamment discuter avec les compagnies aériennes d’une diminution des Quota Counts de bruit (ndlr : système de classification et de limitation du bruit des avions) de 24 à 16 entre 22h00 et 23h00 et de 16 à 8 entre 6h00 et 7h00.
En ce qui concerne la route RNP 07 gauche dite "route Crucke" par certains, qui engendre un lot de nuisances accru pour des centaines de milliers de Bruxellois, le ministre a annoncé la mise à l’étude pour quelques mois d’une variante de descente courbée, toujours assortie d’un guidage satellitaire. Celle-ci serait utilisée en alternance avec la RNP 07 gauche, histoire de ne pas à chaque fois concentrer les nuisances sur les mêmes habitants lors de ces atterrissages. Mais en cas de concrétisation, il faudra encore attendre quelques mois.
Aux dires du ministre de la Mobilité, le tout s’inscrit dans sa volonté de respecter l’accord de gouvernement qui prévoit de prendre en compte les intérêts socio-économiques de l’aéroport, auxquels ces mesures ne porteront pas atteinte, mais aussi les nuisances subies par les riverains. Le plan d’actions qu’il a présenté jeudi constitue enfin une réponse à la justice qui lui imposait de communiquer, pour le 1er octobre, les mesures aux parties liées au contentieux du jugement du 26 février 2025. "Il n’est en tout cas pas question d’en faire un dossier communautaire", a-t-il insisté.

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