Brussels Airport fait du pseudo-journalisme en achetant de l’espace publicitaire

Brusselsairport.be
17/12/2016
Pour ĂŞtre certain que le communiquĂ© passe intact, Brussels Airport a achetĂ© de l’espace publicitaire dans plusieurs journaux publiĂ©s ce samedi 17 dĂ©cembre 2016 (La Libre, L’Echo,…)
 
Il y étale 5 «  faits  » pour contrer « les vilains mensonges » à son sujet. Il s’en prend  aux normes de bruit bruxelloises et revient bien évidemment sur les emplois directs et indirects. Il annonce avoir créé 14.600 postes pour des travailleurs de Flandre … et quand même tout rond 3.000 emplois pour les Bruxellois. Il se présente même comme le plus gros employeur de Bruxelles.
 
Le débat politique se joue à présent dans l’espace publicitaire.
 
Les journalistes d’investigation apprécieront le coup de force et les éditeurs la manne publicitaire.
 
Y. V.

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Quelques réactions à chaud reçues par courriel sur leurs “5 VERITES »

1. Ces chiffres de l’emploi sont contestables, la réalité est que ce sont surtout des emplois flamands qui sont privilégiés à BA. De plus, les projections de croissance sont fantaisistes: l’automatisation croissante fait que de moins en moins emplois sont crées dans le secteur aéroportuaire. Enfin, quel que soit le niveau de l’emploi bruxellois à BA, cela n’empêche en rien  le gvmt fédéral et BA de respecter l’intérêt général et la loi, qui consiste à minimiser le nombre de personnes survolées (Approche équilibrée).
2. Chiffres basés sur les rapports KUL qui sont totalement biaisés. Qui croit cela, alors que depuis 2000, on a crée la route du Canal en plein centre de Bxl, sur 400.000 personnes, alors que le virage à gauche survole plus de 280.000 personnes, etc…
3. Certes, mais BA est le seul aéroport ou volontairement, les routes aériennes mises en place survolent le plus grand nombre de personnes possibles, alors que les alternatives existent !!! La route du CANAL: 400.000 personnes survolées en plein centre de Bxl, alors que les routes de contournement de Bruxelles par le Nord existent. Le virage à gauche: 280.000 personnes impactées, alors que les décollages depuis la piste 19 survolent presque 10 fois moins de monde !
4. FAUX: ce qu’il conviendrait de faire, c’est de développer une autre plate-forme de nuit, au moins pour les décollages des cargos de nuit. Par exemple Liège est à 50 minutes en autoroute de BA. Cele n’empêcherait en rien la maintien du “belly fret” à Bxl.
5. Aucun pays au monde ne tente de figer des routes aĂ©riennes dans une loi. De plus, une loi pour tenter de figer des routes aĂ©riennes actuelles serait illĂ©gale, puisque voulant “bĂ©tonner” des routes qui sont elles-mĂŞmes illĂ©gales (non-respect des normes de bruit BXL, non  respect de l’Approche Ă©quilibrĂ©e, etc…). C’est le Conseil d’Etat lui-mĂŞme qui le dit. Donc notre message est: une loi? peut-ĂŞtre, mais seulement si elle est prĂ©cĂ©dĂ©e d’un vĂ©ritable plan durable, avec nouvelles routes, recul effectif de la piste 25L de 1.800 mètres, etc… Cette loi, ça prendra 10 ans !!!
Bref, pour contrer la propagande de BA, je crois qu’il faut marteler que Bxl est pour le développement éco de BA, mais si et seulement si les nuisances ariennes sont gérées conformément à ce qui se fait à l’étranger, avec des routes aérienne évitant les zones densément peuplées, des investissements structurels (recul de piste), etc.. Les normes de bruit bruxelloises sont légitimes, et ont pour objectif de contraindre le gvmt fédéral d’adopter sans délai ces différentes mesures d’intérêt général.
A.W.

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Voici le communiqué de Brussels Airport

Brussels Airport, c’est bien plus qu’un simple aéroport, c’est 60 000 personnes au sein d’une large communauté. Brussels Airport, c’est un atout pour la Belgique, ses entreprises et tous les explorateurs curieux de découvrir le monde. C’est aussi une condition sine qua non pour la Capitale de l’Europe, les institutions et les organisations internationales, mais aussi nos hôtels, restos et musées partout en Belgique.

Alors, rétablissons quelques vérités sur Brussels Airport.

3 000 Bruxellois et 2 400 Wallons travaillent tous les jours Ă  Brussels Airport

Cela fait donc de l’aéroport le plus grand employeur privé de Bruxellois et il se situe dans le top 5 pour la Wallonie. D’ici, 2020, quelques 15 000 emplois supplémentaires seront créés. Et pas uniquement pour les pilotes ou les bagagistes. Tous les métiers sont possibles à Brussels Airport : cuisiniers, taximen, pharmaciens, policiers, douaniers, pompiers, … Sans parler du secteur horeca ou du tourisme, qui profitent directement de l’aéroport.

Le nombre de riverains affectés par les nuisances sonores a baissé de plus de 50 % depuis l’an 2000

Brussels Airport n’est pas restée les bras croisés. Elle a encouragé les compagnies aériennes à investir dans des avions plus modernes, plus performants et donc moins bruyants. Des mesures opérationnelles sont continuellement prises pour réduire l’impact des avions sur la qualité de la vie et bonne nouvelle, grâce aux progrès technologiques, les nouveaux avions font jusqu’à 40 % moins de bruit.

Brussels Airport n’est pas le seul aéroport à être situé aussi près d’une grande ville

Paris : 19 kilomètres

Madrid : 13 kilomètres

Amsterdam : 11 kilomètres

Zurich : 9 kilomètres

Lisbonne : 6 kilomètres

Bruxelles : 11 kilomètres

C’est donc tout à fait dans la norme euro¬péenne. Il est illusoire de penser que la péri¬phérie bruxelloise et les environs de l’aéroport resteraient des zones peu peuplées alors que l’urbanisation est en augmentation constante et que les citoyens cherchent à s’installer à proximité des pôles d’activités.

Retirer le cargo de Brussels Airport serait un suicide Ă©conomique et social

Le transport cargo est indissociable du transport des personnes car 30 % des marchandises voyagent dans la soute des avions passagers. Brussels Airport offre un réseau vers toutes les parties du monde grâce à ses 230 destinations directes. Les garanties sont donc réunies pour livrer des produits essentiels comme des vaccins et des médicaments dans le monde entier, et pour recevoir les cadeaux du Père Noël à temps.

Une loi sur les routes aériennes mettra fin à une situation kafkaïenne

L’absence de cadre juridique stable pour les routes aériennes crée une incertitude généralisée. L’adoption rapide d’une loi sur l’utilisation de ces routes sera bénéfique pour tous : riverains, aéroport, compagnies aériennes et passagers. Brussels Airport a ouvert le dialogue avec toutes les parties concernées via le Forum 2040. Au sein de ce forum l’avenir de l’aéroport pour les 25 prochaines années sera discuté de manière ouverte et constructive avec des riverains, des acteurs économiques et des experts. Car notre priorité est d’offrir à notre pays et ses 3 régions les moyens de poursuivre leur développement économique, culturel et social, tout en adoptant une approche équilibrée et durable.