Non Ă  l’augmentation des vols de nuit

C’est avec plaisir que nous avons pris connaissance de cette prise de position de l’UBCNA qui rejoint ce que Bruxelles Air Libre Brussel soutient depuis toujours : la solution du problème passe avant tout par sa rĂ©duction Ă  la source (les activitĂ©s de l’aĂ©roport) et pas par de nouveaux tours de passe-passe qui ne feraient qu’enlever des survols Ă  certains pour les infliger Ă  d’autres !

CommuniquĂ© de Presse de l’UBCNA du mercredi 22 aoĂ»t 2007

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Le PrĂ©sident de l’Union Belge Contre les Nuisances des Avions, Monsieur Jacques VANDENHAUTE, a pris connaissance avec stupĂ©faction des exigences de Brussels Airport qui supplie le Gouvernement FĂ©dĂ©ral d’accepter au moins encore 3.000 vols de nuit supplĂ©mentaires Ă  Bruxelles-National d’ici 2008.

Pour l’UBCNA, c’est NON Ă  tout accroissement des vols de nuit.

Le nombre actuel de vols de nuit Ă©tait, en 2006, de 24.761 vols entre 23 et 06 heures du matin dont 9.796 dĂ©collages et 14.965 atterrissages parmi lesquels on dĂ©nombrait 14.664 vols de DHL. Avec le transfert d’une partie des activitĂ©s de DHL de Zaventem vers Leipzig en mars 2008 – Ă  cause de la cacophonie crĂ©Ă©e par le plan de dispersion de Bert Anciaux -, il resterait encore 15.000 vols de nuit en 2008.

A prĂ©sent, Brussels Airport, par la voix de ses directeurs Jos Stroobants et LĂ©on Verhallen – qui n’ont jamais eu ni la politesse ni la dĂ©cence de rencontrer ni les associations de riverains ni les mandataires communaux des communes voisines – se rĂ©pandent dans la presse avec un manque de dĂ©licatesse arrogant en dĂ©clarant que Brussels Airport doit pouvoir disposer d’une marge de croissance pour les vols de nuit, et dĂ©clarent qu’il faut au moins tolĂ©rer au minimum 18.000 vols de nuit Ă  Zaventem.

Ces deux directeurs, qui ne se sont jamais rendus sur le terrain en dessous des couloirs aĂ©riens, signalent Ă©galement que moins de 18.000 vols de nuit serait un obstacle Ă  l’expansion de Brussels Airport, alors que personne ne veut l’expansion de cet aĂ©roport.

Ces mĂŞmes directeurs ont, en plus, le culot de demander une refĂ©dĂ©ralisation des normes de bruit du dĂ©cret Gosuin, alors que tout le monde sait bien que le problème n’est pas les normes de bruit qui pĂ©nalisent seulement 3 % des dĂ©parts soit les vieux coucous, et que la source du problème est et reste le plan de dispersion de Bert Anciaux.

Pour l’UBCNA et Jacques VANDENHAUTE, c’est 3.000 fois non Ă  cette demande de 3.000 vols de nuit supplĂ©mentaires en 2008. Les vols de nuit perdus Ă  Zaventem Ă  cause du plan de dispersion de Bert Anciaux ne doivent pas ĂŞtre repris ailleurs ni rĂ©cupĂ©rĂ©s.

Le transfert de DHL ne reprĂ©sente aucune perte d’emplois Ă  Brussels Airport, la demande d’emploi est infĂ©rieure Ă  l’offre Ă  Zaventem, raison pour laquelle une grande bourse de recherche de main d’oeuvre sera prochainement rĂ©alisĂ©e sur le site aĂ©roportuaire.

Les compagnies aĂ©riennes, les pilotes et les syndicats ne doivent pas en vouloir aux riverains mais uniquement Ă  l’absence de politique cohĂ©rente de la part du Gouvernement FĂ©dĂ©ral et surtout du Ministre de la MobilitĂ© Renaat Landuyt.

Si Brussels Airport et le Gouvernement FĂ©dĂ©ral veulent encore le maintien d’une activitĂ© aĂ©roportuaire importante de nuit, ils doivent avoir les moyens de leur ambitions, il y aura un prix Ă  payer pour les vols de nuit : investir dans une politique environnementale logique et rĂ©flĂ©chie, en concentrant les vols, les trajectoires et les pistes utilisĂ©es et en payant de l’argent pour les EXPROPRIATIONS des maisons.

C’est un peu trop facile de tout vouloir sans jamais dĂ©penser un centime d’indemnisation ni un centime en politique environnementale. Brussels Airport ne peut Ă  la fois avoir les vols de nuit, l’argent des vols de nuit et le sourire des riverains survolĂ©s dĂ©rangĂ©s la nuit.

L’UBCNA et Jacques VANDENHAUTE dĂ©noncent le manque total de politique environnementale de Brussels Airport, toute entreprise mondiale qui se veut performante doit investir dans l’environnement, ce que Brussels Airport refuse obstinĂ©ment car pour cette sociĂ©tĂ© aux capitaux luxembourgeois, bermudiens et australiens, il n’y a que le profit qui compte.

L’UBCNA dit NON Ă  tout accroissement des vols de nuit, NON Ă  tout dĂ©veloppement du trafic de nuit, NON Ă  l’expansion de Brussels Airport et NON AUX VOLS DE NUIT QUI VOLENT NOS NUITS!