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Réaction de Crucke à l'étude sur les inégalités du survol de Bruxelles
(03-05-2026)
Jean-Luc Crucke vise « une diminution significative des décollages » la nuit
Source : Le Soir (30 avril 2026)
Le ministre Jean-Luc Crucke (Les Engagés), à l’étranger, a fait parvenir sa réaction à cette nouvelle interpellation concernant le survol aérien de Bruxelles, un dossier hérité de ses prédécesseurs « et d’une situation qui fut en tout temps problématique. » Sans répondre directement aux collectifs, il explique sa stratégie « en quatre axes majeurs : ce que l’accord de gouvernement impose, ce que ses compétences spécifiques permettent, ce que les acteurs clés (Skeyes et Brussels Airport) peuvent ou doivent changer et enfin ce qu’une vision à plus long terme laisse présager. » Il assure (comme certains de ses prédécesseurs) que « l’élaboration d’une loi aérienne est en cours dont l’objectif est de se doter d’une base juridique incontestable et d’intégrer pour la première fois les notions de santé publique et d’environnement dans l’élaboration des routes aériennes. L’ambition est de présenter cette loi aérienne au gouvernement en 2027. Le renouvellement du permis d’environnement de Brussels Airport est un autre moment clé dans la gestion des nuisances. » Jean-Luc Crucke et Jo Brouns (ministre flamand de l’Environnement, CD&V) ont signé il y a plusieurs mois « un protocole de coopération afin de collaborer à une balanced approach qui synthétise les besoins opérationnels de l’opérateur, les attentes des collectivités locales et celles des riverains. »
Plus concrètement et en attendant, le ministre veille « à ce que l’utilisation des pistes 25L et 25R soit maximalisée. Pour ce faire, il souhaite contrôler le strict respect des normes de vent et n’exclut pas de les changer le cas échéant si la comparaison avec les autres aéroports limitrophes (Paris, Dusseldorf, Luxembourg, Amsterdam) atteste d’une gestion différente. Une étude est en cours à cet égard. » Une attention particulière est aussi portée, assure Jean-Luc Crucke, au respect des créneaux de nuit et son ambition est « une diminution significative des décollages entre 23 et 6h. » Prudent, toutefois, il précise que « ces modifications ne pourront cependant faire sentir leurs effets qu’avec le soutien des acteurs clés que sont Brussels Airport et Skeyes. »
Il précise encore qu’« une étude d’alternative sur l’approche rectiligne 07L est en phase de conclusion. » Skeyes est également invitée à pousser des décollages plus rapides et plus tôt sur les pistes. « Skeyes va organiser dès ce mois de juin des réunions d’information avec les riverains et leurs représentants. »
Enfin, Jean-Luc Crucke se veut réaliste : « Nous devons toutes et tous être conscients qu’il n’existe pas de solution miracle et que la pleine satisfaction des uns ne pourra se faire qu’au détriment du confort de vie des autres, que ce soit en matière de nuisances ou d’emploi. » Le ministre conclut en soulignant qu’il « n’est pas pour les effets d’annonce mais bien pour annoncer des effets. »
La formule est jolie, pourvu que l’action soit efficace.
