comment protester utile ?

Vous êtes à bout de patience,vous êtes décidé
à réclamer. Bravo pour votre décision! Malheureusement,
les Bruxellois ne protestent pas assez, ou pas au bon endroit. Résignés,
ils ont fini par se taire. Il faut cesser, une fois pour toutes, de
subir en se disant :
"Il n'y a quand même rien à faire! "
trois façons de protester
1) le coup de téléphone :
- Au Service Environnement de l'aéroport, c'est à dire
de BIAC (Belgian International Airport Company) : tél. 02 753
62 00 ou 02 753 48 00. La langue de bois étant de rigueur, on
vous y répondra probablement très poliment que ces survols
sont nécessaires en raison de la direction du vent.
2) la lettre :
Les plaintes écrites sont à adresser au médiateur de
l'aéroport récemment mis en place par la Ministre des Transports. Il
est chargé de recueillir les plaintes et d'y répondre au moyen des informations
mises à sa disposition par Belgocontrol et Biac. Voici ses coordonnées
:
Philippe TOUWAIDE
Directeur du Service de Médiation pour l'Aéroport de Bruxelles-National
c/o Administration de l'Aéronautique
CCN - Rue du Progrès, 80 Boîte 5
B - 1030 BRUXELLES
Téléphone : 02.206.32.32
Télécopieur : 02.206.32.30
e-mail : mediation.airport@vici.fgov.be
Comment rédiger cette lettre ?
Vous ne vous sentez pas l'étoffe d'un écrivain ? Pas
de problème, écrivez très simplement. Et d'abord,
votre lettre doit être courte mais précise. Quelles informations
y mentionnerez-vous ?
- Commencez par affirmer votre opposition catégorique au survol
de Bruxelles, la région la plus densément peuplée
du pays, et ce pour des raisons évidente de sécurité
(risque de crash, de pertes de pièces) et de santé (pollution,
bruit). Il est important de présenter votre plainte de cette
façon plutôt que de parler uniquement du bruit, elle
en sera d'autant plus efficace.
- Décrivez ensuite la situation dans votre quartier et la façon
dont les survols perturbent votre vie (p.ex : sommeil perturbé,
pas de sieste pour les jeunes enfants, impossibilité d'utiliser
le jardin ou d'ouvrir les fenêtres, stress engendré par
des survols répétés, maison qui tremble,
)
- Indiquez éventuellement en annexe des indications précises
sur les survols que vous subissez :
- Moment du vol : jour, heure et si possible, minute.
- Proximité du survol : au-dessus de votre toit, au-dessus
de la rue voisine, de l'église x, ...
- Nuisance : avion hyper-bruyant, passage à très
basse altitude, vols répétés toutes les
x minutes, grand nombre de survols pendant une période
de x heures.
Et surtout, recommencez à réclamer. Quand vous vous plaignez,
ce n'est pas une fois pour toutes. Vous avez aussi le droit de le faire
chaque fois que vous êtes dérangé.
3) L'autocollant :
Cela, c'est la protestation permanente. Nous diffusons gratuitement
un autocollant (5x29cm) : " Stop au survol de Bruxelles "
à apposer sur une fenêtre ou sur votre voiture. C'est l'information
mobile, la plus lue et la plus remarquée.
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