Notre commentaire : Vu sa localisation à 2 km de la Région de Bruxelles, cet aéroport doit devenir un City Airport de jour desservant les grandes villes européennes sans liaisons TGV. Le fret, les vols intercontinentaux et les vols de nuit n’y ont pas leur place.
Mais hélas, cela n’est pas à l’ordre du jour du gouvernement fédéral, seul compétent pour en règlementer l’usage. Tout ce que l’accord gouvernemental prévoit c’est une nouvelle répartition des vols et notamment une concentration sur le canal.
Le principe de précaution voudrait qu’on évite de survoler toute zone densément peuplée et que des couloirs aériens soient créés au-dessu de zones non aedificandi. L’aéroport n’a procédé à aucune expropriation à cette fin. Le gouvernement flamand a laissé construire jusque contre le mur de l’aéroport. Il estime qu’il faut répartir « équitablement » les nuisances entre Bruxelles et la Flandre, mais surtout ne pas limiter l’activité d’un aéroport qui rapporte emplois et taxes à la Flandre.
Il ne s’agit pas de diviser les Bruxellois. Ils sont unanimes à s’opposer aux vols de nuit et au développement de cet aéroport urbain.
Ils ne demandent pas d’envoyer les avions chez leurs voisins, mais de réduire l’activité de l’aéroport et de procéder aux expropriations nécessaires (comme à Bierset) pour disposer de couloirs aériens adéquats.
Cela ne dispense personne de dénoncer l’utilisation renforcée de la route du canal, qui n’est pas la zone non habitée décrite par M. Wathelet.
Le co-signataire de l’article (voir ici), Yvan Vandenbergh, se déclare “Bruxellois survolé”. Moi, je suis un Bruxellois survol(t)é.Que l’on arrête d’opposer les Bruxellois du canal aux Bruxellois du Sud, les Bruxellois (soi-disant) pauvres aux Bruxellois (soi-disant) riches.
Et je ne crois pas qu’il soit juste d’affirmer que les habitants des quartiers “pauvres” se plaignent moins (car ils n’auraient pas Internet) que les “riches” des “beaux quartiers” (qui, en fait, se mobilisent moins, car ils sont plus individualistes).
Il n’y a pas de sous-citoyen. Les opposer les uns aux autres, c’est ce que cherche l’aéroport : diviser pour régner. C’est tout Bruxelles qui doit s’opposer au développement d’un aéroport anormalement situé trop près d’une zone sur-urbanisée (quelle qu’elle soit) et dont les retombées économiques et en termes d’emplois profitent, ça, c’est une certitude, plus au Nord du pays qu’au Centre ou au Sud.Le Sud a un aéroport (Bruxelles Sud). Pourquoi les Flamands ne construisent-ils pas un aéroport près de leur métropole anversoise, selon leur belle théorie économique et égoïste du “chacun pour soi” ?
Bruxelles doit défendre son espace !MdGR de Bruxelles